Splende il fuoco bianco della parola

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Stelio Carnevali
est né à Bagnolo San Vito (province de Mantoue) en 1940.

En 1964, quinze de ses textes, réunis sous le titre Poesia come pane, sont publiés grâce à Mario Artioli dans le premier numéro de la revue Il Portico. En 1976, Alberto Cappi inclut ses poèmes dans l’anthologie Le proporzioni poetiche, 2, sous la direction de Domenico Cara.

Il publie ensuite une édition augmentée de Poesia come pane (1992), Kalùbria (1995), In disparte (1998), L’altra stanza (1999) et Scritture peregrine (2001). En 1999, Maurizio Cucchi publie dans Specchio della Stampa le poème Tina et, en 2001, Una parlata bianca, repris ensuite dans le recueil du même titre publié par Editoriale Sometti en 2002, avec une présentation d’Alberto Cappi.

Divers de ses textes paraissent également dans La Bottega di poesia de Maurizio Cucchi dans la Repubblica Milano.

En 2014, en collaboration avec Vladimiro Bertazzoni, il publie La morte ne infranse il volo, quasi une biographie du musicien mantouan Aldo Ottolenghi. Entre 2015 et 2020, il publie trois volumes consacrés au peintre milanais Franco Rognoni.

Entre 2022 et 2024, il publie chez FUOCOfuochino : È notte e con la notte una voce, Per mani esperte d’altro et Anguria Blues.

En mai 2024, lors de la dixième édition du Prix de Poésie Terra di Virgilio, il reçoit le Prix Alberto Cappi pour l’ensemble de sa carrière.

Splende il fuoco bianco della parola paraît en juin 2024 dans la collection Arca, dirigée par Anna Maria Farabbi, en coédition Al3viE-Pièdimosca.

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Description

J’ai cherché, par une soustraction attentive et inévitable, à signifier la poésie de Stelio Carnevali, en identifiant les textes mûrs dans lesquels son identité lyrique s’offre avec clarté, densité, pureté.
Sa poésie naît d’un style apparemment tourné vers le passé. Cependant, elle réussit à se moduler avec un caractère personnel, à l’intérieur duquel il allume et compose une succession narrative, à travers un lyrisme rythmé capable d’en essentialiser les fondements.
Le vers jaillit par des coupures soudaines qui brisent le prévisible, il nuance d’amertume étonnée l’expérience chantée, toujours en émouvante connexion avec la nature végétale et animale. Ironie et auto-ironie s’entrelacent avec une légèreté délicate, aérienne, engageante dans la rapide spirale des vers.
Le quotidien kaléidoscopique se fissure. Nous accédons à une tranche illuminée de perspective, du présent ou à l’intérieur de la mémoire du poète. Toujours avec compassion et une conscience aimante.

Carnevali chante sa terre mantouane, son origine mère, sans jamais céder à une torsion nostalgique, fœtale, plaintive. Au contraire, il réussit à renverser le poids de la dramatisation en atteignant une légèreté fraîche, oxygénée.

(…)

J’ai voulu accueillir la voix de Carnevali, qui raconte les tapis relationnels fondamentaux de sa vie dans le QR, afin d’achever toute son œuvre, y compris celle existentielle.

— de l’introduction d’Anna Maria Farabbi,
directrice de la collection Arca et éditrice du volume

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